Deux Belges sur trois ne profitent pas pleinement de leurs vacances parce qu'ils craignent d’être cambriolés pendant leur absence
Malgré leurs inquiétudes, les Belges prennent peu de mesures pour prévenir un cambriolage pendant leurs vacances

Bruxelles, 29 juillet 2025 – À l’approche du traditionnel chassé-croisé estival, de nombreuses familles belges s’apprêtent à prendre la route des vacances. Cette période de départs prolongés rime souvent avec inquiétudes concernant la sécurité du domicile laissé inoccupé. Une enquête menée auprès de plus de 1 000 Belges, pour le compte de Verisure1 – leader du marché des systèmes d'alarme avec télésurveillance pour les particuliers et les PME – met en lumière ce sentiment d’insécurité. En effet, 28 % des personnes interrogées déclarent avoir déjà été victimes d’un cambriolage en leur absence. Plus préoccupant encore, 51 % d’entre elles ont interrompu leur séjour ou envisagé de le faire.
- 28% des Belges ont déjà été victimes d'un cambriolage pendant leur absence
- 51 % des victimes ont interrompu ou envisagé d’interrompre leurs vacances après un incident à leur domicile
- 15% déclarent ne prendre aucune mesure de sécurité pendant les vacances
- 22% ne signalent pas le cambriolage à la police
Quand les cambriolages assombrissent les projets de vacances
Alors que les Belges s’apprêtent à prendre la route des vacances, le sentiment d’insécurité lié à la protection du domicile gagne du terrain, en particulier lors des absences prolongées. Pour certains, le départ est même source d’anxiété : la crainte d’avoir oublié de fermer une porte ou une fenêtre peut rapidement devenir une véritable source de stress. En effet, pas moins de 66 % des Belges déclarent ne pas pouvoir profiter pleinement de leurs vacances parce qu'ils s'inquiètent de la sécurité de leur maison.
Parmi les personnes ayant vécu un incident de sécurité à leur domicile, 51 % déclarent avoir interrompu leur séjour ou envisagé de le faire. Ce chiffre atteint même 87 % à Bruxelles et 54 % en Wallonie, contre 38 % en Flandre. Une victime sur deux indique aussi que l’incident s’est produit après une absence de plus de 24 heures. Ainsi, plus l’absence se prolonge, plus le risque semble augmenter, ce qui renforce la crainte bien réelle de nombreux Belges à l’idée de laisser leur logement inoccupé pendant plusieurs jours.
Paradoxalement, les mesures de sécurité adoptées par ces derniers ne reflètent pas toujours le niveau d’inquiétude exprimé. En effet, 15 % des répondants déclarent ne prendre aucune mesure de sécurité, et seuls 32 % disposent d’un système d’alarme. De plus, beaucoup comptent encore sur leur entourage pour assurer la surveillance de leur domicile : 50 % confient la surveillance de leur habitation à des membres de la famille ou à des amis, et 34 % à leurs voisins.
Les dommages matériels et psychologiques des cambriolages
L’inquiétude des Belges face aux cambriolages s’explique aussi par les conséquences bien réelles qu’ils peuvent engendrer. Ainsi, 74 % des victimes d'une tentative de cambriolage ou d'une effraction ont constaté que leur logement était endommagé à leur retour, et parfois de manière importante. En Flandre, deux victimes sur trois déclarent avoir subi des dégâts, dont 21 % de dommages importants et 45 % de dégâts légers. En Wallonie, la situation est comparable : trois victimes sur quatre signalent des dommages, avec 26 % évoquant des dégâts importants et 51 % des dégâts mineurs.
Outre les dommages matériels, les conséquences psychologiques d’un cambriolage sont loin d’être négligeables. Selon l’enquête, 64 % des personnes confrontées à un cambriolage ou à une tentative d’effraction déclarent avoir rencontré des difficultés à retrouver un sentiment de sécurité et à reprendre une vie normale. Ces données mettent en évidence un impact profond, va au-delà des pertes matérielles et touche directement le bien-être mental des victimes.
Un cambriolage sur cinq n’est pas signalé à la police
L’enquête révèle finalement un fait préoccupant : plus d’un Belge sur cinq ayant été victime d’un cambriolage ou d’une tentative d’effraction ne le signale pas à la police.
« Notre étude montre que 22 % des personnes concernées ne déclarent pas ces faits aux autorités. C’est un constat inquiétant », souligne Vincent Rousseau, directeur général de Verisure Belgique. « Signaler chaque incident est essentiel, même une tentative. Mais cela ne suffit pas : la meilleure protection reste la prévention. Quelques mesures concrètes dont l’installation d’un système d’alarme suffisent à sécuriser son domicile et à partir en vacances l’esprit léger. »
1 Enquête en ligne menée par le cabinet d’études Dedicated pour Verisure, du 18 au 27 mars 2025, auprès de 1 003 Belges âgés de 18 ans et plus, sélectionnés de manière aléatoire au sein du panel Ded@panel. La marge d’erreur maximale est de 3,1 %.