Incendie à domicile : 17% des Belges n’ont pas de détecteur de fumée et 86% des Belges n’ont pas de plan d’évacuation clair
Une étude d’iVOX pour Verisure1 met en lumière des lacunes en matière d’équipement et de préparation

Bruxelles, 24 mars 2026 – Plus d’un an après l’entrée en vigueur de l’obligation d’installer un détecteur de fumée dans les logements à Bruxelles, obligation qui couvre à présent toute la Belgique, les bons réflexes ne sont pas encore systématiques. C’est ce que révèle une étude d’iVOX pour Verisure, leader du marché des systèmes d’alarme avec télésurveillance pour les particuliers et les PME. Malgré des inquiétudes bien réelles, l’étude montre que de nombreux ménages négligent encore des gestes simples, comme s’équiper d’un détecteur de fumée ou réduire les risques liés à l’électricité en leur absence.
- Bien que 56 % des Belges identifient l’incendie comme la principale menace pour leur domicile, 17 % d’entre eux ne disposent toujours pas de détecteur de fumée. À Bruxelles, ce chiffre atteint même 30 %.
- 86 % des Belges n’ont pas établi de plan d’évacuation clair en cas d’incendie. En Wallonie, ils sont même 90 % à ne pas en avoir.
- 22 % des Belges ne connaissent pas le numéro à composer pour joindre les secours. Chez les jeunes de 18 à 35 ans, ce pourcentage grimpe à 27,5 %.
Inquiétude élevée, préparation insuffisante
La crainte d’un incendie est la principale inquiétude liée à l’habitation chez plus d’un Belge sur deux (56 %). Pourtant, cette inquiétude ne se traduit pas toujours par des actions concrètes de prévention, y compris lorsque certaines mesures sont obligatoires. En effet, 17 % des Belges ne disposent pas de détecteur de fumée chez eux, malgré l’obligation en vigueur dans les trois régions du pays. À Bruxelles, où l’obligation est entrée en vigueur plus récemment (le 1er janvier 2025), seulement 70 % des répondants déclarent en être équipés, contre 79 % en Wallonie et 88 % en Flandre.
Par ailleurs, 11 % ne possèdent aucun équipement de sécurité (détecteur de fumée, extincteur, couverture anti-feu), ce qui accroît leur exposition au danger en cas de départ de feu. Côté préparation, 86 % des Belges n’ont pas de plan d’évacuation clairement défini pour leur domicile et, encore plus inquiétant : 22 % ignorent quel numéro composer pour joindre les secours. Chez les 18-35 ans, cette méconnaissance est encore plus marquée, puisqu’un peu plus d’un sur quatre (27,5 %) ne connaît pas le 112.
Quand le risque devient concret : causes fréquentes et gestes à risque
Au-delà des craintes exprimées par les Belges, le risque est bien réel : 11 % des répondants déclarent avoir déjà été confrontés à un incendie. À Bruxelles, cette proportion atteint 20 %, contre 12 % en Wallonie et 8 % en Flandre. Chez les répondants ayant déjà été confrontés à un incendie, l’embrasement d’un appareil de cuisson est la cause la plus souvent citée (31 %), devant les appareils électroménagers comme le sèche-linge, le lave-linge et le lave-vaisselle (14 %) et une cigarette, une bougie ou toute autre flamme nue (13 %).Ces causes relèvent de situations courantes, et l’enquête montre que les bons réflexes ne sont pas systématiques, en particulier lors des absences. Ainsi, 72 % des Belges reconnaissent adopter des comportements à risque pendant la nuit ou lorsqu’ils s’absentent, comme laisser des multiprises ou des chargeurs branchés (45 %) ou laisser fonctionner un appareil électrique (42 %). Plus largement, près d’un tiers (31 %) admet ne prendre aucune mesure particulière contre l’incendie lorsqu’il quitte son habitation.
3 minutes maximum : l’importance d’une alerte précoce
Enfin, l’enquête met en évidence une méconnaissance du délai réel de réaction : en cas d’incendie, 3 minutes constituent le temps maximum pour quitter une pièce standard en feu avant que la situation ne devienne critique (fumées mortelles, embrasement). Or, seuls 50 % des Belges en ont conscience. Près d’un tiers (28 %) pensent disposer de 3 à 7 minutes, 6,5 % de 7 à 10 minutes et 2 % de plus de 10 minutes, tandis que 13,5 % ne savent pas répondre.
Face à ce constat, l’enjeu n’est pas seulement d’être équipé, mais aussi d’être alerté partout, le plus tôt possible. En Belgique, 83 % des répondants déclarent disposer d’un détecteur de fumée. Parmi ces personnes, la grande majorité est équipée d’un dispositif classique (86 %), qui ne retentit qu’à l’endroit où la fumée est détectée. En revanche, seuls 9 % disposent d’un système de détecteurs connectés, capable de faire sonner l’alarme dans toute la maison et d’envoyer une notification sur smartphone, et 5 % disposent d’un système de télésurveillance relié à une centrale, qui peut prévenir les secours à leur place.
"Lorsqu’un incendie se déclare, chaque seconde compte. Une détection rapide peut faire toute la différence pour permettre aux occupants d’évacuer à temps", explique Vincent Rousseau, Managing Director de Verisure Belgique. "Avec un détecteur de fumée connecté, l’alerte est donnée dès les premiers signes d’incendie et la centrale peut prendre le relais dans les plus brefs délais, accompagner les occupants et coordonner l’arrivée des secours."
Oscare souligne l’importance d’une alerte rapide
Pour Oscare, centre de recherche et de suivi des personnes souffrant de brûlures et de cicatrices, les détecteurs de fumée jouent un rôle essentiel dans la prévention des incendies domestiques.
"La baisse du nombre de victimes observée à Bruxelles depuis l’entrée en vigueur de l’obligation d’installer un détecteur de fumée prouve qu’une détection précoce peut sauver des vies", explique Peter Van Rossum, responsable prévention d’Oscare. "C’est une évolution encourageante qui rappelle l’importance d’être alerté le plus tôt possible en cas d’incendie. Lorsqu’un feu se déclare, le danger peut toutefois être perçu trop tard. Dans ce contexte, disposer de détecteurs de fumée connectés à un centre de télésurveillance permet d’alerter au plus vite les pompiers, un facteur déterminant qui peut sauver des vies".
1 Enquête en ligne réalisée par le bureau d'études de marché iVOX pour le compte de Verisure entre le 2 février 2026 et le 10 février 2026 auprès de 1000 Belges représentatifs sur le plan de la langue, du sexe, de l'âge et du diplôme. La marge d'erreur maximale est de 3,02%.
2 UL Standards & Engagement, New demonstration video shows you only have 3 minutes to escape a home fire, 2020, ul.org

